• 1 Essence de l'équilibre
  • 2 Ambivalence de la douceur
  • 3 Plein pouvoir
  • 4 Lucidité
  • 5 Tendre union

Il se dégage de l’œuvre de Nadine Michiels des fragrances de douceurs, d’élégance et un charme mystérieux. Un poinçon raffiné et un savoir plaire serti subtilement dans chacune de ses toiles.

On naît artiste, on ne le devient pas, Nadine Michiels le sait bien. Pourtant, malgré son attachement et son intérêt dès l’enfance pour la peinture et le dessin, ce n’est qu’à l’âge de 26 ans, totalement néophyte, qu’elle répond enfin à cette envie, ce besoin ancré en elle depuis si longtemps : PEINDRE !

Nous sommes à une période charnière de sa vie (un problème de santé l’a, un temps, immobilisée). Une page se tourne, une autre s’ouvre, et c’est équipée de crayons, de pinceaux qu’elle se décide à l’écrire.

Ses premiers travaux passent d’abord par l’aquarelle. Les couleurs qui prennent vie sur le papier humide et la délicatesse du résultat la fascine. Mais très vite, elle ressent les limites de cette pratique. Il y manque la passion, la matière. Plus noble, et surtout permettant plus d’originalité avec l’adjonction de différents matériaux, elle opte alors pour la peinture à l’huile. Un proche l’initie à ce procédé, et, souhaitant se parfaire, parallèlement elle suit de nombreux cours.

Sa recherche est infinie, elle aime les défis. Forte des ses expériences de vie, et d’un savoir, elle trouve enfin la technique personnelle qui lui permet de développer un style bien à elle : la peinture acrylique au couteau.

Dans ses œuvres où la femme est toujours sublimée, s’opère dès lors un combat ; un jeu de contrastes ou à la rigueur des angles et des lignes s’opposent la douceur, la souplesse et la rondeur des courbes. La tendresse, la suavité l’emportent...

Ainsi, Nadine Michiels laisse libre court à son inspiration. Elle se nourrit autant d’images urbaines, que de la nature, retient une ambiance, une atmosphère. Une fois la toile bien posée dans son esprit, il ne lui reste qu’à la retranscrire. Des formes au graphisme en passant par une palette de couleurs qui va du rouge à l’or, de l’ocre au brun, elle est en recherche permanente d’une lumineuse harmonie, d’une émotion pure à transmettre.Elle ne s’intéresse pas qu’à la technique, il y a dans son œuvre une vision, teintée de tolérance et de générosité. Elle exprime délicatement son art du partage, du souci de l’autre… l’humanisme en filigrane.

En écho à Paul Claudel, pour qui « l’invention picturale permet de supporter le réel en apportant des compensations magiques », Nadine Michiels nous donne matière à nous fasciner, à nous émouvoir.

Par Dominique VERFAILLIE